Des agriculteurs responsables et précurseurs

Bien avant que la jeunesse n’investisse les rues pour manifester contre le dérèglement climatique, des agriculteurs de La Joux-du-Plâne avaient pris le taureau par les cornes : conscients de leur important besoin en énergie, ils décidaient d’en produire, pour rendre leurs exploitations électriquement les plus autonomes possible. Leur idée : fabriquer de l’électricité locale, de manière renouvelable, en utilisant le vent qui décoiffe leurs cultures et leurs herbages. Or depuis les prémices de ce parc éolien, tout concourt à le justifier pleinement. Ces agriculteurs font réellement œuvre de précurseurs et les événements ne cessent de confirmer la justesse de leur vision:

  • la jeunesse mondiale réclame des actions concrètes
  • les scientifiques sont unanimes : la survie de notre planète passe par la lutte contre le réchauffement climatique et donc la diminution rapide des émissions de CO2
  • les récentes élections fédérales révèlent que la population helvétique a saisi l’urgence de la situation
  • la recherche éolienne a fait un véritable bond qui permet à ce parc d’inclure les technologies de production les plus efficientes.

 

Des autorités impliquées

Pour partenaires, ces gens de la terre ont choisi leurs communes municipales, Val-de-Ruz et Sonvilier, dont les autorités soutiennent unanimement le parc éolien, ainsi que Groupe E Greenwatt, une société régionale spécialisée dans la production des énergies renouvelables. Les deux communes participent directement au développement du projet et se partagent la co-présidence du comité de pilotage du parc éolien des Quatre Bornes. Avec les agriculteurs, elles forment une Sàrl qui détiendra près de 20% du capital-actions de la future société d’exploitation du parc éolien ; cette dernière sera créée une fois toutes les autorisations de construire obtenues. Un financement participatif sera alors proposé à la population des deux communes sites.

 

Une population convaincue

Les populations de Sonvilier et de Val-de-Ruz ont déjà exprimé à plusieurs reprises leur soutien fort au tournant énergétique et à l’énergie éolienne en particulier.

  • à Val-de-Ruz, 66% des votants ont plébiscité en 2014 un développement raisonnable de l’éolien sur leur territoire, avant d’approuver nettement (67%) la Stratégie énergétique fédérale 2050, en mai 2017.
  • à Sonvilier, en novembre 2015, avec une participation frôlant cinquante pour cent, 75% des votants soutenaient les études sur la production d’énergie aux Quatre Bornes ; en mai 2017, la Stratégie énergétique obtenait 58% des voix.

 

Des études poussées, une écoute optimale

Depuis les premières mesures de vent en 2006, le parc éolien des Quatre Bornes a généré de nombreuses études scientifiques et techniques, un dialogue ouvert entre spécialistes de la production énergétique et spécialistes de l’environnement vivant, pour mener à bien d’intenses recherches de solutions. Les principales associations environnementales ont été écoutées dès le début, leurs exigences et leurs propositions constructives seront pleinement réalisées :

  • sur la durée du parc éolien, plus de 4,5 millions de francs seront investis par la future SA pour des mesures dont profitera directement l’environnement végétal et animal de la région (revitalisation, restauration, minimisation des potentiels effets négatifs). Au final, la biodiversité régionale sera améliorée grâce à ces mesures de compensation.

Les développeurs ont également pris le pouls de la population et entendu ses souhaits et ses craintes. Sur cette solide base de consultations, le parc compte dix machines, trois sur la commune de Val-de-Ruz et sept sur celle de Sonvilier. Rappelons qu’une machine prévue initialement en terre neuchâteloise a été déplacée pour préserver la faune ailée. La onzième éolienne prévue au départ sur Sonvilier a été abandonnée car elle était sujette à de nombreuses discussions et au vu de l’évolution technologique récente dans le domaine éolien, un parc à dix machines s’avère désormais tout à fait judicieux : il garantit quasiment la même production et satisfait au mieux les intérêts des uns et des autres.

 

En route pour l’autosuffisance électrique

Avec une production nette de quelque 67 millions de kWh par an (soit environ 80 mio de kWh par an bruts, avant déduction des pertes du réseau et celles des arrêts que nécessiteront la protection des oiseaux et chauve-souris, la potentielle projection d’ombre, les éventuelles émissions sonores dépassant les seuils autorisés ou la maintenance), le parc des Quatre Bornes permettra aux communes de Sonvilier et Val-de-Ruz d’approcher leur autosuffisance électrique :

  • ce parc éolien produira 80 pour cent de l’électricité totale consommée par les deux communes, ménages et entreprises confondus !

La production annoncée équivaudra à la consommation moyenne actuelle de 19 000 ménages. Plus significatif encore : le parc éolien des Quatre Bornes produira autant d’énergie qu’environ 50 hectares couverts de panneaux photovoltaïques, soit quelque 62 terrains de football ou 8000 toits de maisons individuelles ! De toute dernière génération, les machines seront de deux gabarits différents (207 mètres au maximum sur sol neuchâtelois, 190 mètres au maximum sur la crête bernoise), pour répondre aux exigences topographiques et environnementales.

 

économiquement important

Les retombées économiques de ce projet ne sont surtout pas négligeables pour les deux communes. Sur les vingt ans d’exploitation du parc éolien, Sonvilier et Val-de-Ruz se partageront chaque année des recettes importantes : un quart de million de francs. Les initiants-agriculteurs, pour leur part, s’engagent là dans une diversification intelligente et durable.

 

Des atouts imbattables

En conclusion, le parc éolien des Quatre Bornes cumule les qualités de développement durable. Dans le même temps, il garantit en effet :

  • dans le domaine des énergies renouvelables, la solution nettement la plus performante en termes de kWh produits par mètre carré de terre utilisée
  • une diversification à des agriculteurs de montagne
  • à une collectivité intercantonale, la possibilité de contribuer directement à la lutte contre les émissions de CO2 et à la sortie du nucléaire
  • aux futures générations de Sonvilier et de Val-de-Ruz, un approvisionnement propre en électricité
  • une complémentarité parfaite avec la production photovoltaïque : l’éolien sera prépondérant en hiver, pour cause de régimes plus venteux (indépendamment du brouillard et des chutes de neige) et de consommation plus élevée (chauffage et éclairage)
  • à la biodiversité régionale, des actions et des investissements qui permettront de la revitaliser et même de l’enrichir
  • une réversibilité unique. Après 25 ans, le parc pourra être démonté aisément, les matériaux de ses machines recyclés à plus de 99 %, le site rendu en parfait état à la nature et à l’agriculture.

 

2 communes, 2 vallées, 2 cantons

Le parc éolien des Quatre Bornes est rassembleur à plus d’un titre. Cette initiative parfaitement endogène a en effet la qualité d’associer la population des villages avec ses concitoyens des hauteurs, de rassembler dans un même mouvement les habitants de tous secteurs, l’agriculture et l’industrie, le monde politique et la société civile. Elle réunit également les générations, en permettant aux « anciens » de garantir l’avenir des plus jeunes. Et bien sûr, elle rassemble, par-dessus la frontière cantonale, deux communes aux destins très comparables, géographiquement proches mais administrativement éloignées.

 

Qui sommes nous?

509

Le comité de pilotage (COPIL) se compose :

Eoliennes La Joux-du-Plâne / L’Echelette Sàrl (3 voix)
Commune de Sonvilier (1 voix)
Commune de Val-de-Ruz (1 voix)
Groupe E Greenwatt SA (1 voix)

 

Un partenariat solide

Pour partenaire technique, la Sàrl – 23 agriculteurs et 2 communes – a choisi Groupe E Greenwatt SA, société romande active dans la production de toutes les énergies renouvelables connues aujourd’hui et dans l’efficience énergétique. Greenwatt assume tous les risques financiers et la gestion du projet. Avec la Sàrl, il sera un des actionnaires principaux de la future société d’exploitation.

 

Un véritable pont

Outre son caractère intercantonal, exemplaire même s’il est source d’inévitables complications administratives, le projet des Quatre Bornes agit comme un élément rassembleur. Il rassemble les habitants de la montagne et ceux des Vallons, les gens de la terre et ceux des secteurs secondaire et tertiaire. Régions périphériques dans leurs cantons et dans le pays, le Vallon de Saint-Imier et le Val-de-Ruz joueront, grâce à ce projet, un rôle enviable et envié, de leader en matière énergétique, de région responsable, où secteurs primaire et secondaire s’imbriquent de manière exemplaire. Le projet éolien des Quatre Bornes ? Un véritable ciment !

 

Des agriculteurs dans le vent

Première originalité du projet, il a été imaginé et porté par les agriculteurs qui exploitent les terres des Quatre Bornes. Vaudruziens d’abord, puis avec leurs voisins de l’Envers de Sonvilier, ils agissent en citoyens responsables. Leurs exploitations consomment beaucoup d’électricité ? Ils en fabriqueront ! Ce n’est pas par hasard que leur a été décerné en 2012 le Prix à l’innovation agricole du canton de Neuchâtel. L’idée d’un parc éolien a germé dans l’esprit de ces gens confrontés au régime très venteux du secteur La Joux-du-Plâne – L’Echelette : cette zone est balayée par des vents à peine inférieurs à ceux qui soufflent en Mer du Nord.

 

Volontaires ou dédommagés
selon un modèle unique !

Conscients de l’importance que les éoliennes auront sur la santé financière de leurs exploitations, les membres de la Sàrl en supporteront les impacts, qu’ils soient visuels, auditifs, ou même stroboscopiques. Quant aux autres voisins du parc, ceux dont l’immeuble est sis dans la zone d’impact (au maximum 1000 m d’une éolienne) et habité à l’année, ils seront dédommagés selon un modèle unique en Suisse. Sur la faune et la flore, les impacts ont déjà fait l’objet d’études poussées, lesquelles ont d’ailleurs influencé le choix des sites d’implantation. Les milieux de protection de la nature sont entendus par les développeurs, qui ont cherché jusqu’ici à prévenir les atteintes à l’environnement vivant. Les diverses associations et autres organismes concernés par la protection de la biodiversité sont étroitement associés aux études jusqu’à la finalisation du projet.

 

Réversibilité garantie

Faut-il encore le rappeler, les projets éoliens présentent l’immense avantage d’une parfaite réversibilité.
Après deux décennies d’exploitation (et donc la production d’une quantité d’électricité non négligeable!), pour peu que les populations concernées le souhaitent, ou, mieux, que l’on ait trouvé une nouvelle source d’énergie renouvelable plus rentable, le parc pourra être démonté complètement, les matériaux des machines recyclés à 99% et les Quatre Bornes rendues complètement à la nature et à l’agriculture.

 

Un parfait exemple de développement durable

Pour les 23 agriculteurs membres de la Sàrl, ce projet est un parfait exemple de développement durable.
Tout en leur assurant un revenu annexe non négligeable, il alimentera les caisses collectives dont dépend l’organisation sociale de leur commune. Il produira autant d’électricité qu’en consomment tous les habitants et entrepreneurs de ladite commune, une collectivité qui pourra donc continuer à vivre et produire au rythme et dans le confort du 21e siècle, sans pour autant charger l’air de CO2 ni engager l’avenir des générations à venir !